Les frères Lumière, les lol cats et moi (ou mon interprétation de Inside Llewyn Davis)


Ce nouvel article est en préparation depuis plus d’une semaine ; la phrase d’accroche en avait un peu marre d’attendre, du coup, elle est partie acheter des cigarettes et n’est jamais revenue. Faites donc comme s’il y avait une chouette phrase qui débutait ce chouette article dans lequel je vais vous parler de Inside Llewyn Davis, dernière joyeuseté des frangins Coen. 

Ou plutôt de son chat, à Llewyn Davis. Ce chat ne s’appelle pas « reviens » mais c’est tout comme puisque son nom est Ulysse.  C’est un félin roux, tout à fait joli, qui ne fait pas de singeries comme ceux que l’on voit partout sur l’Internet, mais enfin, il est bien mignon tout de même. Je soupçonne d’ailleurs les Coen d’avoir voulu surfer sur cette mode qui veut que tout le monde aime les chats pour qu’on ne dise pas de mal de leur film. Je n’en pense pas, hein, de mal de leur film, mais enfin cette omniprésence de l’animal à poil est plus que suspecte. 

Néanmoins, je dois bien l’avouer il y a une faille dans mon interprétation. < spoiler alert !> Llewyn abandonne le chat. Bien que celui-ci fasse un petit mouvement de patte, tout en finesse, pour le retenir. Le spectateur comprend bien que cet infime mouvement semble dire « Hey Bro, ne m’abandonne pas dans cette voiture, par ce froid, avec ce vieux à moitié mort ». Mais Llewyn ne se laisse pas attendrir et part sans se retourner. Laissant également sur la route le spectateur, qui ne peut que compatir pour le chat. </ spoiler alert> 

Comment interpréter cet abandon ? Rejet des lol cats de la part des réalisateurs ? Ils ont beau être mignons, ce sont de sacrés boulets pour faire carrière dans la musique ? 

Sinon, j’aurais peut-être pu vous parler des superbes chansons, de l’ambiance hivernale, du looser magnifique, de la boucle temporelle, tout ça. Mais enfin, avez-vous remarqué que l’on dit « les frères Coen » exactement comme les « frères Lumière » ? Coïncidence ? Je ne crois pas*. Le génie est dans le frère.


* je sais que cette expression est bannie depuis au moins un an mais je ne l’ai pas utilisée au temps de sa gloire, donc je me rattrape.