L'eau chaude, Charles Aznavour et moi


Samedi matin, lorsque je me suis levée - je ne vous dis pas à quelle heure, vous feriez des cauchemars - il n'y avait pas d'eau chaude. D'abord, j'ai râlé. Il faut toujours commencer par râler c'est très sain, ça évacue les toxines. Puis, mon bol de café à la main en faisant bien attention à ne pas le renverser - je ne suis pas très adroite (plutôt extrême gauche, à tous les niveaux) et moins encore le matin - je me demandais chez qui j'allais bien pouvoir aller prendre ma douche*. Un éclair de génie m'a traversée et j'ai pensé qu'il serait judicieux et très agréable d'aller squatter une salle de bains dans laquelle il y avait une baignoire. Parce que non seulement je viens squatter votre salle de bains mais en plus je prends un bain, le tout en faisant un pied de nez à Nicolas Hulot. Je m'voyais déjà, non pas en haut de l'affiche (je ne peux pas vous promettre que je ne la referai plus) mais entourée de mousse qui sent bon faisant de la buée pour écrire un petit mot de remerciement pour mon hôte sur le miroir, quand l'eau chaude est revenue... Dépitée, j'étais. 


* cette phrase est écrite pour les besoins narratifs de l'histoire parce qu'en vrai, je ne suis pas complètement idiote je serai allée au plus près de chez moi puisque j'étais sale et que j'avais les cheveux dans un état proche de l'Ohio (pardon pour ce jeu de mots foireux estampillé années 1980 ou 70 peut-être, je ne suis pas très forte en histoire de la langue).