Jour un. Samedi.
Samedi, je me lève aux aurores pour aller en cours. Cela fait partie des obligations des étudiants chercheurs. De temps en temps, rarement je vous rassure, il faut assister aux cours. Me voilà donc, de bon matin, dans un wagon du Réseau Epxress Régional. J'ai maudit les nombreux voyageurs munis de valises à roulettes sur quatorze générations, tout en me disant que s'ils se dirigeaient gaiement vers la tartiflette, le vin chaud et le planté de bâtons (référence cinématographique à découvrir), moi je marchais la tête haute tel Nicolas Sarkozy essayant discrètement de paraître moins petit à côté de la girafe en plastique qui lui sert de femme, vers la culture (cette phrase est beaucoup trop longue, vous ne savez plus ou vous en êtes, moi non plus). Après avoir étudié la thématique de la masturbation dans les poèmes de Baudelaire, me voilà prête à affronter un après-midi à la bibliothèque municipale (on ne va pas à la bibliothèque universitaire un samedi. Dans la vie, il faut avoir des principes et ne pas y déroger).
Ayant réussi à entraîner dans ma galère l'une de mes copines formidables, elle aussi étudiante chercheuse je tiens à la cohérence de mon reportage, qui avait la motivation dans les chaussettes (les mêmes dans lesquelles elle cache sa fracture de l'orteil), à quinze heures nous partons pour la bibliothèque. Nous avons bien travaillé (image ci-dessous). Elle compte en chinois, je théorise sur la symbolique de la forme ovale dans une nouvelle d'Edgar Allan Poe. Comme je vous l'avais laissé entendre dans l'article précédent, je n'ai pas commencé par le dossier qui est à rendre en premier mais par l'exposé qui me semblait le plus facile. Illusion, bien évidemment. J'envisage donc de faire des pitreries à l'oral pour amadouer mon auditoire et ainsi, lui cacher mon inculture en ce qui concerne la peinture au dix-huitième siècle. Siècle lumineux, s'il en est (oui c'est un jeu de mots compliqué, à plusieurs niveaux de signification. Ne vous provoquez pas de maux de tête. Allez directement à la phrase suivante sans passer par la case prison, je suis magnanime). Non, bien sûr que non, je ne ferai pas de pitreries pendant mon exposé. Même si je le voulais, j'en serai bien incapable. Je n'ai pas été élévée au Jamel Comedy Club, moi.
Pour toutes ces raisons, ce reportage aura bientôt un épisode deux.
(Ici Cognacq-Jay, à vous les studios !)

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