Je suis partie mais je n'ai pas déserté. Ce nouveau master me demande beaucoup d'exercices d'écriture donc je garde ma prose intelligente et sophistiquée pour eux. Je vous réserve les bêtises et la gaudriole mais je n'ai pas beaucoup de temps pour ça, en ce moment. Néanmoins, dans un souci de fidelisation du lectorat, je reviens vers vous avec tout un tas d'anecdotes plus ou moins amusantes et plus ou moins passionnantes. Bienvenue dans un nouvelle version de ce blog dont le nouveau titre est inspiré d'une émission à scandale d'une chaîne de télévision qui vend du temps de cerveau disponible : Vis ma vie d'apprentie éditrice.
Il y a trois semaines, c'était la rentrée. Je suis tombée malade. Trois semaines plus tard, je suis toujours malade. Je suis peut-être allergique au master. Ou à mes camarades. Ou à mes profs. Ou à notre salle de cours. Bref, j'en sais rien mais du coup ça me donne une bonne excuse pour être fatiguée tout le temps et avoir par conséquent le droit de boire du café tout le temps.
J'ai réussi à me perdre dans Google Street View (true story). Je me baladais (sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, etc.) rue Gaillon et alentours, pour étudier la configuration des lieux où j'allais placer le prologue de ma nouvelle. En deux ou trois avancées, procédé dont j'ignore le fonctionnement mais qui est suffisamment au point pour coller la gerbe le mal des transports aussi sûrement qu'une barque au milieu de la tempête Xynthia, je me suis retrouvée douze rues plus loin. Google m'annonçait gentiment le nom cette fameuse rue mais je ne savais absolument pas dans quel sens me diriger pour retrouver mon point de départ, rue Gaillon comme vous vous en souvenez. Complètement désemparée, j'étais. Grâce à quelques clics bien dirigés j'ai tout de même retrouvé mon chemin mais enfin, mon personnage a bien failli arriver en retard à la remise de son Prix Goncourt.
Les journées sont souvent longues alors j'ai bu beaucoup de café et mangé beaucoup de madeleines, c'est bon pour l'écriture, demandez à Marcel. Je sais bien que ce n'est pas la première fois que je fais cette petite plaisanterie mais, vous en conviendrez, mieux vaut boulotter des madeleines (même pur beurre) pour se rapprocher de Proust que d'avaler de la mescaline pour établir une connexion avec Michaux.
Sinon, allez voir Dans la maison c'est très très bien. (Spoiler Alert !) La femme assomme son mari avec Voyage au bout de la nuit c'est formidable. Mille pardons pour cette critique ridicule mais le cours de rhétorique sur l'argumentation n'a pas encore eu lieu, je reviendrai vers vous le cas échéant.
Je vous laisse, demain j'ai un entretien pour un stage. J'ai subtilement placé dans la lettre de motivation que j'étais, je cite, passionnée de photographie. Je dois donc aller me trouver un photographe préféré. Si l'on me pose la question, je ne veux pas mettre en péril mon éventuelle embauche en répondant au hasard Yann Arthus Bertrand.
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