Ne t’en vas pas, lecteur, j’te raconte mon passionnant week-end !


J’ai vraiment passé une semaine digne d’un des plus palpitants épisodes de [insérer ici le nom de votre série préférée où il se passe tout un tas de trucs palpitants. Il n’y a pas de raison que ce soit moi qui fasse tout le travail, ces aventures m’ont vraiment épuisée].

Ce week-end, j’ai fait un voyage dans un roman de George Orwell :


Vous me connaissez, ou peut-être pas d’ailleurs enchantée moi c’est Zou, j’aime bien me révolter contre les idioties (sauf la mienne, bien évidemment). J’ai donc crié Ô scandale ! Mais comme j’étais seule à la maison mon cri n’a pas été entendu, du moins mes voisins n’ont pas jugé utile de me répondre ayant l’habitude d’être pris à témoins pour pas grand-chose. J’ai donc repris ce qu’il me reste de mes esprits pour commencer à cogiter du bocal.

J’ai invoqué la logique aristotélicienne et son célèbre syllogisme (j’me la pète un peu mais j’ai été obligée de vérifier sur l’ami Wikipedia que c’était bien Aristote ...) pour m’éclairer. J’en suis arrivée à : tous les humains sont sur Facebook, la Fnac est sur Facebook donc la Fnac est un humain. C’est là que j’ai commencé à douter, tout le monde sait bien que la Fnac n’est pas un être humain mais Satan en personne. [message codé et personnel à Agnès, c’est bon elle a eu ma peau, la Fnac …]

Comme ça avait quand même l’air très sérieux cette histoire, je me suis demandé en quoi je me transformerai si un jour je me désinscris de Facebook. Si on peut choisir, j’aimerais bien être un chat (message personnel mais non codé à l’Autorité Supérieure chargée des transformations). J’en suis venue à cette conclusion à cause du cliché qui veut que les écrivains aiment les chats. À défaut de pouvoir moi-même tenter ma chance à la loterie de la littérature la publication pour l’évidente raison qu’on n’a jamais vu un chat être publié (je n'ai pas oublié Natsumé Sôseki, c'est l'exception qui confirme la règle), je pourrais m’établir chez un illustre scripteur. Au risque de faire fondre mon restant de matière grise, j’ai continué ma réflexion puis stoppé lorsque je me suis aperçue que les illustres scripteurs que je convoitais étaient tous décédés. Il aurait donc fallu que je meurs pour les retrouver, en admettant que. À quoi bon être un chat mort, du coup ?

Ensuite, mon caractère hautement influençable m’a encore joué des tours. Pour me changer les idées, malgré tout j’étais déçue de ne pas devenir un chat, j’ai regardé J’ai toujours rêvé d’être un gangster (parce que moi aussi j’ai toujours rêvé d’être un gangster mais j’ai pas de c … ran d’arrêt) ainsi que le making-off. Du coup, j’ai eu envie de faire un film. Douze kilomètres de pellicule pour la partie Bashung/Arno. Douze kilomètres, rendez-vous compte. Ce genre de détail pourrait me faire basculer en master cinéma. Je me demande si j’peux avoir une équivalence. Du genre, j’ai lu Les Confessions j’peux en faire une adaptation cinématographique trop chouette, faites-moi entrer directement en Master 2.

Après ça, mon week-end est parti en vrille.
J’ai lu une critique complètement idiote de La Télévision de Jean-Philippe Toussaint et j’ai eu des envies de meurtre. Donc j’ai regretté de ne pas être un gangster sachant qu’un master en cinéma n’est pas forcément utile pour tuer quelqu’un. J'ai vu assez de séries policières pour occire un quidam sans laisser de traces. [Pardonnez la tournure ampoulée de la phrase mais j'ai eu des soucis de synonymes dans ce paragraphe]
J’ai vu un documentaire assez pourri sur Patrick Bruel, j’ai voulu faire du piano qui avance dans une rue avec des voitures (cf. clip de J’te le dis quand même).
J’ai vu Jean D’Ormesson à La Grande Librairie, j’ai voulu me présenter à l’Académie Française (franchement, choisissez-moi, je porte beaucoup mieux le vert que PPDA) et/ou me faire embaucher à France Télé pour écrire les fiches de François Busnel.
J’ai écouté Karin Viard dans Eclectik, j’ai voulu la voix de Rebecca Manzoni, mais c’était pas dans mes cordes … vocales ! À défaut de la voix de Rebecca, j’ai déjà l’humour de Laurent Ruquier …

C’est à peu près à ce moment-là que j’ai décidé qu’il était temps d’aller prendre l’air. 
Mais après toutes ces aventures, la vie m’a semblée un peu fade.  

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