Hier matin, je me suis levée d'excellente
humeur, malgré La Chanson du mal-aimé
qui m'accompagnait toujours. Je soupçonne Claude François de tenter de
communiquer avec moi. J'ai pourtant tout tenté pour m'en débarrasser : je l'ai
chanté cent soixante dix neuf fois, j'ai fait diversion avec Francis Cabrel,
j'ai beuglé du Didier Wampas, rien à faire. Mais ce n'est pas l'objet de cet
article.
J’étais de bonne humeur donc, parce que j’avais
tout bien préparé mon cours de l’après-midi en relisant La Vie est un songe que l’on allait étudier. Il s’est avéré que
j’avais mal lu le programme et que la pièce du jour était Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Je m’en suis aperçue vers
onze heures quatorze pour un cours à treize heures trente. Inutile de vous dire
que je n’ai pas eu le temps de me procurer et de lire la pièce pour le début du
cours.
Figurez-vous que je n'ai jamais lu Le Songe d'une nuit d'été et que je ne savais
même pas de quoi ça parlait, jusqu’à hier. Pour ma défense, mon papa n'a jamais
lu Mme Bovary. J'ai donc l'excuse génétique. Pas une pour rattraper l'autre. Mais,
comme tout ce qu'on ne connaît pas, on s'en fait un idée ... Voici la mienne :
Je me voyais déjà non pas en haut de l'affiche tel un chanteur français
pétri d'ambition, mais un soir de la belle saison (voyez comme je manie bien la
paraphrase) au bord de la mer. Au camping des Flots Bleus. Je n'ai jamais mis
les pieds dans ce genre d'endroit, pour moi tous les campings portent ce nom si
poétique. J'imaginais donc cette pièce dans une tonalité plutôt Roch Voisine, seul sur le sable les yeux dans l'eau,
j'vous fais pas un dessin.
C’est pas vraiment ça, en fait. Même s’il est
question d’amour et d’Héléna, il n’y a pas de plage. Et surtout aucune trace de
Roch Voisine … Quelqu’un sait quelque chose à son propos ? Si oui, vous
pouvez lui dire que j’ai retrouvé Hélène mais qu’elle est amoureuse de
Démétrius (sorry, bro !).
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