Depuis mon dernier article concernant mes déboires avec les mails publicitaires, j'en ai reçu un qui me proposait de devenir "testeur de vacances". C'est moi qui ai rajouté les guillemets, hein. Chez Easyvoyage, on ne s'embarrasse pas de ce genre de précaution de ponctuation.
Autant vous dire que mon sang n'a fait qu'un tour (j'ai jamais trop compris les subtilités de cette expression mais je l'aime beaucoup, ça me fait penser aux Experts), j'ai tout envoyé valser et suis descendue à la cave chercher mon globe terrestre lumineux (ne faites pas les étonnés, je suis sûre que vous en avez eu un aussi, ce genre d'objet éducatif et décoratif était très prisé dans les années quatre-vingt-dix, environ moins quinze avant Valérie Damidot si vous préférez) pour choisir ma première destination de rêve.
N'ayant rien retenu de l'expérience précédente, c'est seulement après avoir tiré tout un tas de plans sur les gommettes que j'ai ouvert le mail.
Drame. Là, ils me disent "Bravo ! Vous avez été sélectionné pour TENTER de devenir testeur de vacances !" Encore une fois, c'est moi qui ai mis le mot capital en gras. Chez Easyvoyage, non seulement on ne s'embarrasse pas de ces précautions typographiques mais en plus on ne voudrait pas attirer votre attention sur le fait que c'est pas gagné, vous n'êtes pas encore un vrai testeur de vacances et que vous ne le serez sans doute jamais. Mais ça, l'histoire de ne le dit pas parce qu'elle ne veut pas casser votre rêve cocotier/sable fin/mer turquoise (bien qu'il existe également des vacances camping/toilettes à douze kilomètres/insecte non identifié dans votre sac de couchage mais pardon, je ne suis pas une aventurière).
Devant l'incertitude qu'impliquait l'apparition soudaine du verbe "tenter", j'ai baissé les armes rangé mon globe terrestre lumineux et je suis partie manger de la compote.
Je passe sur le fait que je suis une fille, donc un "sélectionné(e)" n'aurait pas coûté un bras au rédacteur (ou pire, à la rédactrice) et m'aurait fait très plaisir. Et ça, ça n'a pas prix. Pour tout le reste, vous savez quoi faire ...
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