Si vous le voulez bien (en vrai, j'vous demande pas votre avis, hein. C'est juste pour paraître polie), nous allons inaugurez une nouvelle catégorie : la critique littéraire (toujours dans l'idée nous avons un blog, utilisons-le intelligemment). Le principe est simple, je lis un livre et j'vous dis en toute mauvaise foi tout le mal que j'en ai pensé.
Commençons par La Vie très privée de Mr. Sim de Jonathan Coe. Ma déception est à la hauteur de l'amour que je portais à l'auteur. Et puis, la traduction du titre ne me plaît pas. J'ai failli déposer une bombe chez Gallimard mais j'me suis ravisée en pensant à d'autres trucs chouettes qu'ils avaient édités et à mes futurs manuscrits tellement trop cools qu'ils pourront pas me les refuser.
Un Jonathan Coe en aussi petite forme que son personnage. En tant que grande admiratrice de l'auteur, j'attendais avec impatience son nouveau roman, d'autant plus que la quatrième de couverture était alléchante. Les critiques étant plutôt bonnes, je partais confiante pour ce voyage en Angleterre.
Quelle déconvenue ! C'est long, très long, trop long. Plus les scènes sont ennuyeuses, plus elles s'étendent (et non l'inverse). L'auteur aurait-il tiré à la ligne ?
Le personnage est antipathique au possible, du début à la fin. On comprend pourquoi tous ses proches se détournent de lui, on ferait de même.
La révélation finale est navrante. Il était malheureux avec sa femme, donc il est homosexuel ? Son père était homosexuel, donc il l'est aussi ? Vous nous avez habitué à mieux, Mr. Coe !
Les thèmes du livre sont tous plus clichés les uns que les autres : l'écologie, les nouvelles technologies qui prétendent nous rapprocher alors qu'elles accroissent notre solitude, etc.
La scène finale est inventive (quoique Rabelais ait déjà usé du stratagème) mais n'apporte absolument rien au roman et tombe comme un cheveux sur la soupe.
L'écriture est insipide et l'ensemble est relativement indigeste.
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